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Nous faisons ici un recensement des pratiques abusives les plus courantes, qui nous ont été rapportées au fil de nos rencontres avec des dirigeants d'entreprises. N'hésitez pas à nous faire partager votre expérience dans le domaine, nous publierons les mails les plus représentatifs (contact@agence-eodys.fr).
Il est délicat d'appeler l'ensemble de ces pratiques des arnaques car bien souvent elles s'apparentent plus à des abus. Ce qui permet trop souvent aux auteurs de ces pratiques d'échapper à la justice. Pourtant abuser n'est-ce pas le début de la tromperie ? Bien entendu nous ne citerons aucun nom. Ce qui importe le plus, ce n'est pas de savoir qui mais comment.
Situation : Vous recevez un fax publicitaire d'un annuaire ou répertoire soit-disant incontournable. Ce fax contient un formulaire par lequel vous pouvez souscrire à l'offre. Il est possible que la mise en page du fax induise en erreur, en imitant un annuaire comme celui de France Telecom, Pages Jaunes ou encore Pages Pro.
Le principe abusif : Attention à l'offre, elle précise bien souvent l'achat d'une seule parution, mais les conditions de ventes inscrites, et souvent illisibles, cachent un engagement de 12 parutions. Soit 12 fois le montant clairement visible. Il existe d'autres variantes tournant sur le même principe.
Le recours : Courage car ce n'est pas gagné d'avance. La seule façon est de demander l'annulation pure et simple des 11 parutions cachées, pour le motif d'illisibilité des conditions générales de ventes. N'hésitez pas à déposer une plainte à la gendarmerie et ou auprès d'un organisme de défense des consommateurs. Renseignez-vous auprès d'un avocat, des jurisprudences existent.
Situation : Une personne vous appelle, et vous explique qu'elle est toujours en attente du Bon à Tirer concernant l'achat d'un encart dans leur annuaire. Elle vous explique aussi qu'ils vont boucler l'annuaire et ils n'attendent plus que vous et votre BAT.
Le principe abusif : Tout dépend de votre réaction au téléphone. Soit vous rejetez tout en bloc, il s'ensuivra une série de remarques désobligeantes de la part de votre interlocuteur téléphonique. Ou alors interrogatif vous demandez des précisions, il vous envoie donc le soi-disant Bon à tirer par fax. Prenez garde car il ne s'agit pas, à proprement parler, d'un bon à tirer, mais plutôt d'un bon de commande déguisé. Le signer, c'est engager votre entreprise. Cette pratique est souvent utilisée dans les périodes de vacances scolaires, période pendant laquelle les responsables d'entreprise sont absents.
Le recours : Tout d'abord prévenez votre personnel, car dans un désir de bien faire et sous la pression exercée par le vendeur au téléphone, il pourrait bien renvoyer par fax le bon de commande signé et tamponné.
Sinon il n'y aura de recours qu'en cas de non-parution du support, mais sachez que bien souvent dans les conditions générales de vente, une clause précise que la parution du support peut se faire dans les 24 prochains mois. Dans ce cas la ténacité et la patience devront être à l'ordre du jour.
La situation : Une personne vous téléphone et vous propose en échange de la création d'un site Internet, une parution dans l'annuaire Pages Jaunes. Cette personne vous précise qu'un annonceur s'est désisté, et qu'il reste donc un encart disponible. Cette personne sollicite un rendez-vous.
Le principe abusif : Tout d'abord, un encart dans les Pages Jaunes est acheté nominativement, c'est à dire au nom d'une entreprise bien identifiée. Si l'entreprise annule sa commande, pour une raison précise, l'encart est supprimé.
Autant dire que des encarts d'occasions ou vacants dans les Pages Jaunes ça n'existent pas. Enfin l'offre de site Internet cache bien souvent un engagement de votre entreprise sur plusieurs années (de 2 à 5 ans), un engagement dont vous ne pourrez vous défaire avant la fin de son expiration.
Le recours : Dés le contrat pour le site Internet signé, vous ne pourrez plus faire marche arrière. Il faut espérer que la prestation sera à la hauteur. Vous pouvez annuler le contrat mais il faudra régler la totalité des sommes engagées, à savoir la cotisation annuelle multipliée par le nombre d‘année prévue au contrat. En ce qui concerne l'offre de l'encart Pages Jaunes, c'est le miroir aux alouettes de l'offre Internet. Néanmoins, cette méthode étant très récente, il est possible que la faille du contrat se situe dans la proposition de l'encart pages jaunes, qui n'est pas réelle et est de nature à vous induire en erreur. En attente d'une jurisprudence…
Certaines sociétés se sentent obligées de ficeler leurs clients avec des contrats de 2 ans et plus. Si ce n'est la peur de perdre leur client une fois la première année écoulée, il n'y a aucune raison à cela.
Au sein de l'agence Eodys, nous sommes conscients qu'un site ne se finalise jamais, il doit évoluer avec l'entreprise car il est le reflet de cette entreprise. Nul besoin alors d'engager contractuellement nos clients, au contraire l'engagement vient de nous, celui d'offrir le meilleur service, les meilleures idées, les meilleures compétences. Chaque année, c'est une remise en cause de notre savoir-faire, et nous l'acceptons.
Alors avant de vous engager des années avec ce type de société, réfléchissez bien à ce que cache cette obligation, est-elle vraiment justifiée ?
Le principe est de faire figurer, sur le plan de votre commune, une annonce publicitaire de votre entreprise. On ne compte plus le nombre de sociétés qui proposent ce type de prestation. Malheureusement on ne compte plus non plus ces plans de ville qui ne sont jamais parus. Indéniablement certaines entreprises ont l'aval des municipalités, d'autres pas.
Vérifiez auprès de votre mairie quelles sont les sociétés répertoriées et connues pour offrir ce type de prestation.